AU DELÀ DE LA VOITURE AUTONOME

VERS LA VOITURE INTELLIGENTE
Roady

Tous les constructeurs planchent sur la voiture sans conducteur. Leurs ingénieurs se surpassent pour relever les défis technologiques considérables qu’elle soulève et imaginent des solutions futuristes pour y répondre. Et pourtant, elle n’existe pas encore. La voiture autonome à 100 %, dans laquelle le conducteur serait un passager comme les autres, reste à ce jour un rêve technologique.

Bien sûr, beaucoup de prototypes sont expérimentés par les marques automobiles et les entreprises « High tech » et certains roulent sans intervention humaine sur des trajets bien définis. Aucun n’est cependant capable de réagir correctement face à la totalité des situations sur la route. Or, pour atteindre le niveau 5 de la conduite autonome, c’est-à-dire celui où le conducteur n’est plus du tout responsable de son véhicule, le cœur électronique de ces autos doit être capable d’apporter une réponse sûre à chacune d’entre elles.

Parmi les difficultés techniques auxquelles se confrontent les ingénieurs, figure l’extrême variété des comportements de conduite dans le monde. Les usages de la route diffèrent selon les pays, les régions et même les villes. Il apparaît très difficile de les caractériser et de tous les compiler tous dans un programme informatique. C’est pourquoi une autre approche est employée par certains bureaux d’étude. Elle consiste à apprendre à la voiture les trajets sur lesquels elle roule le plus souvent. C’est le fameux « Deep Learning » : sur les premiers parcours, le conducteur reste maître du véhicule, qui apprend peu à peu de sa conduite, comme un enfant qui apprend de ses parents. On peut vraiment parler de voiture intelligente !

Même en mettant en œuvre cette technologie, certains obstacles apparaissent pour l’instant insurmontables aux ingénieurs. C’est le cas lorsque la voiture doit enfreindre le code de la route pour avancer ; par exemple lorsqu’il lui faut franchir une ligne blanche pour dépasser un accident ou des travaux. Un constructeur japonais a commencé à développer une parade : il s’agit de permettre la prise de contrôle à distance du véhicule par un opérateur auquel la centrale électronique du véhicule fait appel automatiquement quand elle ne sait pas réagir. Le comportement préconisé par « l’opérateur de mobilité » est alors transmis à toutes les voitures autonomes qui suivent.

Les solutions techniques ne suffisent pas à répondre à tous les enjeux de la voiture autonome. Elle mobilise également un énorme travail de recherche sur la législation : si le conducteur n’est plus responsable, qui le devient en cas d’accident ? Les constructeurs se penchent également sur l’acceptation des usagers : il n’est pas naturel de déléguer à une machine sa propre sécurité. Ici, ce sont les sciences humaines qui sont appelées à la rescousse : des équipes de sociologues et de psychologues étudient les comportements des conducteurs pour mieux surmonter leurs craintes.

On le voit, le chemin à parcourir est encore long pour la voiture réellement autonome. Mais l’acte 2 matérialisé par la voiture intelligente est déjà sur les rails. D’ici là, le conducteur sera de plus en plus assisté par l’électronique. À défaut de voiture autonome, on parlera toujours plus « d’aides à la conduite », qui améliorent la sécurité mais engagent encore la vigilance et la responsabilité du conducteur. Celui-ci a encore de beaux jours devant lui !

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